Prestation · Conformité IDS

Conformité IDS — vérifier que la maquette contient les bonnes propriétés

Transformer les exigences BIM en règles lisibles par machine, puis contrôler chaque export IFC contre ces règles — de façon reproductible.

IDS ou checklist manuelle : ce qui change

Une exigence écrite dans un cahier des charges — « les murs porteurs doivent indiquer leur résistance au feu » — reste sujette à interprétation : quelle classe IFC, quelle propriété, quel Pset, quelles valeurs admises ? Une règle IDS supprime cette ambiguïté. Elle précise l'entité concernée, la facette contrôlée (propriété, attribut, classification, matériau), la cardinalité et les restrictions de valeurs.

La différence est opérationnelle : la checklist manuelle dépend d'une relecture humaine, coûteuse et non reproductible. Le contrôle IDS s'exécute automatiquement sur chaque export, produit les mêmes résultats pour tout le monde et devient un langage commun entre maître d'ouvrage, BIM manager et mandataires.

L'IDS ne remplace pas le jugement métier : il rend contrôlable la part des exigences qui peut l'être, et libère du temps pour les arbitrages qui demandent une expertise humaine.

Comment se déroule un contrôle IDS

  • Cadrage : identifier les exigences qui ont un usage réel — sécurité, surfaces, classifications, données d'exploitation.
  • Rédaction ou revue du fichier IDS : entités, facettes, cardinalités, restrictions de valeurs.
  • Test sur échantillon : détecter les différences d'export entre logiciels avant de généraliser la règle.
  • Exécution sur les modèles IFC du projet et analyse des non-conformités.
  • Priorisation des écarts par impact : bloquant, important, mineur.
  • Transmission : rapport lisible + export BCF pour correction dans les outils de coordination.

Livrables

Le contrôle ne s'arrête pas à « conforme / non conforme ». Chaque écart est expliqué de manière actionnable : propriété absente, mauvaise valeur, mauvais emplacement, classe IFC inattendue ou règle trop ambiguë à reformuler.

  • Fichier IDS documenté, réutilisable sur les exports suivants du projet.
  • Rapport de conformité avec écarts priorisés et localisés.
  • Export BCF des non-conformités pour les outils BIM.
  • Recommandations de reformulation quand une exigence produit des faux positifs.

Un standard buildingSMART, relié aux référentiels suisses

L'IDS est un standard ouvert publié par buildingSMART International (BIMCheck Consulting n'est pas affilié à buildingSMART). Son intérêt augmente quand les règles sont reliées au contexte suisse : classifications eCCC-Bât et CFC portées par IfcClassificationReference, exigences du BEP et du LOIN, données attendues pour le digital handover. C'est cette combinaison — standard international, référentiels locaux — qui rend le contrôle réellement utile au projet.

Questions fréquentes

Faut-il déjà avoir un fichier IDS pour lancer un contrôle ?

Non. Si le projet n'a pas encore formalisé ses exigences, la mission commence par la rédaction d'un IDS à partir du BEP, du LOIN et des usages déclarés. Un IDS existant peut aussi être revu et testé avant exécution.

Quels logiciels sont compatibles avec l'IDS ?

L'IDS est un format ouvert : les principaux outils de contrôle openBIM l'exécutent sur n'importe quel IFC, quel que soit le logiciel auteur (Revit, Archicad, etc.). Les écarts sont restitués en rapport et en BCF, exploitables par toutes les équipes.

Que faire des non-conformités détectées ?

Chaque non-conformité est priorisée puis transmise via BCF aux mandataires concernés, qui corrigent dans leur outil auteur. Le contrôle est ensuite ré-exécuté sur le nouvel export pour valider la correction — une boucle courte et traçable.

Parlons de votre maquette

Envoyez le contexte, la phase et l'échéance : première orientation sous 24–48 h ouvrées.

Demander un audit IFC